{"id":1808,"date":"2015-10-11T16:55:46","date_gmt":"2015-10-11T14:55:46","guid":{"rendered":"http:\/\/www.european-arachnology.org\/wdp\/?p=1808"},"modified":"2015-11-02T16:07:00","modified_gmt":"2015-11-02T15:07:00","slug":"spider-of-the-year-2013-be","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/european-arachnology.org\/esa\/?p=1808","title":{"rendered":"Spider of the year 2013 \u2013 BE"},"content":{"rendered":"<h4>L&#8217;araign\u00e9e europ\u00e9enne de l&#8217;ann\u00e9e 2013<\/h4>\n<p>L&#8217;araign\u00e9e &#8220;mineuse&#8221; commune (ou mygale commune) \u2013 <em>Atypus affinis<\/em> Eichwald, 1830<\/p>\n<p>Les araign\u00e9es &#8220;mineuses&#8221; (famille des Atypidae) sont les seules mygales sensu stricto vivant en Europe Centrale. Elles sont facilement identifiables \u00e0 leurs ch\u00e9lic\u00e8res (crochets venimeux) parall\u00e8les dirig\u00e9s vers l&#8217;avant.<\/p>\n<p>La famille des araign\u00e9es &#8220;mineuses&#8221; compte 49 esp\u00e8ces de part le monde. Trois esp\u00e8ces vivent en Europe Centrale, dont deux sont pr\u00e9sentes en Belgique : l&#8217;araign\u00e9e mineuse calcicole (Atypus piceus) et l&#8217;araign\u00e9e mineuse commune -\u00e9galement appel\u00e9e la mygale commune- (Atypus affinis).<\/p>\n<p>En Belgique, Atypus affinis est plus commune qu&#8217;A. piceus alors qu&#8217;en Autriche, c&#8217;est l&#8217;esp\u00e8ce qui se montre la plus rare des trois&#8230; Dans tous les pays o\u00f9 ces trois mygales apparaissent, ces esp\u00e8ces sont reprises dans une liste rouge sous le statut \u00abmenac\u00e9\u00bb ou \u00abfortement menac\u00e9\u00bb. En Belgique, on retrouve Atypus affinis parmi les quatre esp\u00e8ces d&#8217;araign\u00e9es l\u00e9galement prot\u00e9g\u00e9es en Flandre, ce qui n&#8217;est pas la cas ni en R\u00e9gion bruxelloise ni en Wallonie.<\/p>\n<p>La mygale commune se trouve dans les r\u00e9gions plut\u00f4t s\u00e8ches et chaudes o\u00f9 elle appr\u00e9cie surtout les terrains sablonneux et ensoleill\u00e9s. Les bois de r\u00e9sineux, les pelouses s\u00e8ches lui conviennent particuli\u00e8rement mais elle peut \u00eatre \u00e9galement pr\u00e9sente dans des biotopes plus atypiques tels les jardins et les bois de feuillus. Au contraire des autres esp\u00e8ces, la mygale commune se trouve en plaine jusqu&#8217;\u00e0 600 m d&#8217;altitude et son aire de distribution occupe l&#8217;ouest et le nord de l&#8217;Europe Centrale.<\/p>\n<p>La longueur du corps (pattes et ch\u00e9lic\u00e8res non compris) varie de 7 \u00e0 10 mm chez le m\u00e2le et de 10 \u00e0 15 mm chez la femelle. La coloration est noir\u00e2tre chez les m\u00e2les, brun fonc\u00e9 chez la femelle, les juv\u00e9niles pr\u00e9sentant une coloration plus claire.<\/p>\n<p>La mygale commune Atypus affinis se distingue difficilement (\u00e0 vue) d&#8217;Atypus piceus. Le crit\u00e8re d&#8217;identification principal se situe au niveau des longues fili\u00e8res post\u00e9rieures (d&#8217;o\u00f9 sort la soie fabriqu\u00e9e par des glandes sp\u00e9ciales situ\u00e9es dans l&#8217;abdomen) qui sont tri-segment\u00e9es chez A. affinis.<\/p>\n<p>Ces mygales ont une mani\u00e8re unique de capturer leurs proies. Leurs toiles sont appel\u00e9es vulgairement &#8220;chaussettes&#8221; et pr\u00e9sentent grosso modo deux parties: une partie a\u00e9rienne form\u00e9e d&#8217;un tube de soie, d&#8217;environ 10 cm et camoufl\u00e9 par un recouvrement de d\u00e9bris v\u00e9g\u00e9taux et de terre et une partie souterraine, \u00e9galement form\u00e9e d&#8217;un tube de soie de 10 \u00e0 30 cm, ce terrier \u00e9tant creus\u00e9 par l&#8217;araign\u00e9e. Lorsqu&#8217;une proie, -un insecte par exemple- circule sur la partie a\u00e9rienne du tube, l&#8217;araign\u00e9e remonte \u00e0 toute allure et plante ses crochets venimeux dans la proie \u00e0 travers la soie du tube, l&#8217;entra\u00eenant \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur de sa toile. Plus tard, l&#8217;araign\u00e9e viendra \u00abr\u00e9parer\u00bb cette d\u00e9chirure faite dans son pi\u00e8ge. Les proies favorites de cette esp\u00e8ce sont des fourmis, des scarab\u00e9es et m\u00eame des mille-pattes\u2026. Durant la saison des amours, en automne, (de septembre \u00e0 novembre) vous pourrez observer les m\u00e2les circulant, tr\u00e8s actifs, \u00e0 la recherche d&#8217;une femelle. Une fois la retraite d&#8217;une femelle rep\u00e9r\u00e9e, le m\u00e2le signale sa pr\u00e9sence en \u00abtapotant\u00bb sur la partie a\u00e9rienne du tube \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur duquel se trouve la femelle pr\u00eate \u00e0 s&#8217;accoupler. L&#8217;accouplement ainsi que la ponte des \u0153ufs auront lieu dans la partie souterraine du tube. Les \u0153ufs -jusqu&#8217;\u00e0 une centaine- \u00e9closent en automne, les jeunes araign\u00e9es restant avec leur m\u00e8re jusqu&#8217;au printemps suivant o\u00f9 ils sortiront du tube et se disperseront \u00e0 l&#8217;aide des courants a\u00e9riens chauds. A contrario de la plupart des autres esp\u00e8ces d&#8217;araign\u00e9es europ\u00e9ennes, les mygales peuvent vivre de 8 \u00e0 10 ans.<\/p>\n<p>L&#8217;araign\u00e9e europ\u00e9enne de l&#8217;ann\u00e9e 2013 est remarquable \u00e0 observer! Peut-\u00eatre aurez-vous l&#8217;occasion lors d&#8217;une balade de croiser un m\u00e2le errant et un \u0153il exerc\u00e9 pourra d\u00e9couvrir au niveau du sol la \u00abchaussette\u00bb (la partie a\u00e9rienne de son tube de soie) remarquablement camoufl\u00e9e. L&#8217;observation de cette araign\u00e9e peu banale -dont vous ne risquez absolument rien- vous fascinera \u00e0 coup s\u00fbr!<\/p>\n<p>Christoph H\u00f6rweg,\u00a0Robert Kekenbosch &amp; Brigitte Segers<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;araign\u00e9e europ\u00e9enne de l&#8217;ann\u00e9e 2013<\/p>\n<p>L&#8217;araign\u00e9e &#8220;mineuse&#8221; commune (ou mygale commune) \u2013 <em>Atypus affinis<\/em> Eichwald, 1830<\/p>\n<p>Les araign\u00e9es &#8220;mineuses&#8221; (famille des Atypidae) sont les seules mygales sensu stricto vivant en Europe Centrale. Elles sont facilement identifiables \u00e0 leurs ch\u00e9lic\u00e8res (crochets venimeux) parall\u00e8les dirig\u00e9s vers l&#8217;avant.<\/p>\n<p><span class=\"ellipsis\">&hellip;<\/span><\/p>\n<div class=\"read-more\"><a href=\"https:\/\/european-arachnology.org\/esa\/?p=1808\">Read more &#8250;<\/a><\/div>\n<p><!-- end of .read-more --><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[97],"tags":[],"class_list":["post-1808","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-spider_of_the_year_2013"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/european-arachnology.org\/esa\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1808","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/european-arachnology.org\/esa\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/european-arachnology.org\/esa\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/european-arachnology.org\/esa\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/european-arachnology.org\/esa\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1808"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/european-arachnology.org\/esa\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1808\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1809,"href":"https:\/\/european-arachnology.org\/esa\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1808\/revisions\/1809"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/european-arachnology.org\/esa\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1808"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/european-arachnology.org\/esa\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1808"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/european-arachnology.org\/esa\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1808"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}